法语助手
2026-03-02
Ce jour-là, le feeling que j'ai eu de mettre ces lunettes pour un shooting Gala,
et que c'était juste un objet parmi d'autres insignifiant sur cette table d'accessoires,
en fait, m'a sans doute valu le rôle qui effectivement a
quand même changé ma vie d'Yves Saint Laurent.
Ça a été mon 1er coup de foudre avec ce métier,
c'était une sensation très enfantine,
la continuation de ce plaisir qu'on a dans la cour de récréation à s'imaginer des trucs,
à jouer des choses de façon insouciante,
et là d'un coup, avec la dimension d'un plateau de cinéma,
ça a presque décuplé ce bonheur-là, ce plaisir-là très simple.
D'imaginaire, d'imagination, mais une fois qu'il y avait les décors,
les figurants, les costumes, c'était la révélation pour moi de me dire:
je suis à l'endroit que j'aime,
je veux faire ça de ma vie et je veux que ce soit toute ma vie.
Je me suis senti chanceux parce que le réalisateur me proposait un personnage alors que j'étais jeune,
je n'ai même pas fait de casting, il m'en proposait un.
Un personnage où il y avait du burlesque,
où il y avait des dialogues drôles,
des moments plus émouvants,
un petit côté nouvelle vague dans le film aussi,
enfin, c'était déjà assez riche comme personnage,
donc je ne sais même pas quel âge j'avais,
mais qu'on me propose ça, je l'ai vécu comme une grande chance.
Est-ce que tu as l'habitude de revoir ce film-là ?
Non, non, je découvre les films à l'avant-première,
ou quand le réalisateur nous propose de voir les films quand ils sont en fin de montage,
ou quoi, mais sinon je ne regarde jamais mes films.
J'ai eu un coup de fil de Jalil Lespert, le réalisateur,
il m'a proposé d'aller boire une bière,
je ne savais pas du tout de quoi il allait me parler,
j'ai quel âge,
j'avais 20 ans, peut-être 21 ans,
non, au moins 21, parce que j'étais déjà à la Comédie-Française,
et je suis sorti d'une répétition de la Comédie-Française,
je suis allé boire une bière avec lui.
Il m'a dit : "Je t'ai vu dans un shooting Gala",
il se trouve que j'avais fait un shooting pour Gala,
et il y avait plein d'accessoires,
et à un moment j'avais mis des lunettes comme ça,
des lunettes noires pour une des photos,
en disant : "J'aime bien ces lunettes",
"Ah bon ? Ouais, ouais, tu veux les mettre ? Tu es sûr ? Ouais, ouais",
j'aime bien, et tout, ça peut être pas mal comme look,
on faisait plein de looks différents.
Et Jalil me dit : "Écoute, je t'ai vu jouer un petit peu dans des films,
mais surtout je t'ai vu avec cette paire de lunettes dans Gala,
dans ce magazine, je suis tombé là-dessus,
et je me suis dit que tu pourrais faire un Yves Saint Laurent,
parce que je prépare un film sur Yves Saint Laurent."
Et du coup, j'étais un peu estomaqué d'un rôle aussi dingue,
et il me dit juste : "Si ça te va, on fait juste des essais,
costumes, maquillage un petit peu, voilà", il y a les photos,
elles sont sur Internet d'ailleurs.
Et on a fait ces premiers essais un peu plus poussés,
mais ce jour-là, le feeling que j'ai eu de mettre ces lunettes pour un shooting Gala,
et c'était juste un objet parmi d'autres insignifiant sur cette table d'accessoires,
en fait, m'a sans doute valu le rôle qui effectivement a quand même changé ma vie.
Ça a été quoi le défi le plus important à relever pour devenir Yves Saint Laurent ?
La voix, peut-être, le travail sur la voix,
en tout cas moi ça a été vraiment le déclic pour rentrer dans le personnage,
c'était d'écouter des heures et des heures d'archives
et comprendre l'endroit de sa voix,
c'est-à-dire à quel point c'était un mélange de timidité,
en même temps quelque chose qu'il utilisait comme une arme pour qu'on l'écoute,
je pense,
et il y a d'ailleurs le personnage de Cocteau à un moment dans le film
qui dit : "Faites bien attention aux timides,
ce sont eux qui dirigent le monde."
Et cette histoire de timidité, de force en même temps dans la timidité,
ça passait beaucoup par la voix pour moi,
et donc une fois que j'avais trouvé la voix,
c'était peut-être le plus difficile,
mais c'était la meilleure porte d'entrée pour moi.
Il y a eu un moment que je n'oublierai jamais,
c'était un moment où on refaisait un grand défilé très important d'une collection d'Yves Saint Laurent.
Et il y avait beaucoup de figurants,
c'était magnifique dans un immense palace,
et donc il y avait le...
comment tu appelles ça...
le truc pour défiler,
tout à fait, un podium, c'est fou que ce mot, je l'ai même oublié.
Un podium.
Et moi j'étais en coulisses et Jalil avait demandé à ce qu'on me prépare,
j'étais avec un peu des prothèses pour...
c'était une période un peu plus âgée d'Yves Saint Laurent,
donc la clope, les lunettes, des prothèses et tout,
et il m'avait obligé à rester en coulisses et jamais venir saluer jusqu'au moment où on a tourné,
on n'a pas répété, les 200 figurants ne m'ont jamais vu en Yves Saint Laurent.
Et c'est le jour où, comme par hasard, Pierre Bergé a choisi de venir voir une séquence qu'on tourne,
en plus il avait prêté des robes magnifiques
qui étaient sorties du musée exprès pour la séquence.
Et donc la communion de tous ces trucs-là,
et le moment où il y a la musique,
je crois que c'est de Mozart,
et je viens saluer, comme dans les archives que j'ai vues d'Yves Saint Laurent,
et j'arrive et les figurants, au bout de...
ça faisait déjà 8 heures qu'ils étaient là,
découvrent enfin le créateur de mode fictionnel.
Mais il y a vraiment Pierre Bergé, c'est les vraies robes.
Il y a eu une espèce de moment de grâce, je trouve, assez dingue,
et en tout cas pour moi c'est un grand, un grand souvenir,
d'un coup d'être apparu aux yeux du public,
alors que j'avais été caché toute la journée.
Et ça, c'était un vrai moment de grâce dont je me rappellerai.
Tu remportes le César pour ce film-là,
quel sentiment tu développes par rapport à ce moment-là ?
Je développe un melon pas possible,
pendant 3 ans, un gros boulard, non non,
sur l'instant je suis vraiment estomaqué,
d'autant que la même année il y avait Gaspard Ulliel qui était nommé pour le même personnage,
donc je me...
Je me disais vraiment aucun de nous deux n'aura ça,
les gens ne vont pas trancher,
instinctivement je me disais : "C'est pas la bonne année, voilà",
donc je suis d'autant plus réellement, honnêtement surpris,
je vis ça un peu comme une espèce de rêve, les rêves éveillés,
les quelques minutes derrière ce podium à recevoir le prix par Kristen Stewart et Juliette Binoche.
Et puis après, comment je l'ai vécu dans ma vie ?
En fait, j'ai assez vite relativisé.
Déjà, je suis allé aux États-Unis le lendemain,
parce que je devais rejoindre un auteur là-bas,
bref, et fort de mon succès français,
j'étais à une Oscar Party, enfin, pré-Oscar Party,
donc personne ne me connaissait, personne ne me parlait, les gens me...
Tout le monde s'en battait les couilles,
donc ça te remet bien les idées en place de dire :
"Ok, bon, c'est en France, et puis c'est valable un an",
le César, après c'est un autre gars.
Donc c'est bien, ça fait relativiser,
et puis c'est hyper agréable d'être récompensé,
mais bon, il ne faut pas faire le métier pour ça,
le métier on le fait pour le public, quoi.
Il était assez speed, assez nerveux et tout,
pas très loin de ce que je peux être moi parfois dans la vie,
donc je me suis projeté et amusé assez facilement avec ça.
Avec de l'autodérision aussi,
et puis c'est quand même assez éclatant à faire.
Le seul truc dommage, c'est qu'on ne peut pas enregistrer en même temps que les autres acteurs,
c'est-à-dire on fait un par un pour que ce soit bien propre, les bandes et tout.
Malheureusement, ça, c'est le truc que je regrette,
c'est de ne pas pouvoir le faire avec les autres,
parce que du coup, tu es un peu tout seul derrière une barre,
dans un studio,
il y a plein de moments d'amusement, mais...
C'est pour ça que je fais ce métier,
c'est se renvoyer la balle avec quelqu'un,
surtout en comédie, c'est génial, donc voilà.
Mais moi j'avais la chance dans les deux cas d'être le dernier à enregistrer,
donc j'avais quand même la voix des autres,
et ce n'était pas en direct,
mais les Français avaient déjà fait leurs voix, donc voilà.
Et puis j'ai fait aussi un autre personnage de doublage pour Cro Man,
ouais, c'était super, c'est le même studio qui fait Wallace et Gromit,
avec lequel j'ai grandi aussi, donc c'était un peu une consécration pour l'enfant que j'étais.
Dès que j'écris quelque chose,
je m'en remets aux règles de Pixar,
il y a des règles assez connues qu'ils ont éditées sur la construction des récits et des personnages,
qui sont très bonnes,
preuve en est que tous les Pixar sont des chefs-d'œuvre quasiment,
même les suites,
et ça c'est fort,
je pense à Toy Story notamment,
c'est vraiment les premiers films que je vais montrer à mes enfants.
Toy Story m'a tellement fait rêver,
Là-haut m'a tellement fait rêver,
et puis voilà,
je trouve que les sujets abordés dans Vice-Versa, par exemple,
c'est des sujets assez métaphysiques et en même temps scientifiques aussi, quand même,
sur le cerveau et tout,
je trouve ça absolument brillant.
Rarement autant ri de toute ma vie, quoi, genre,
c'était que des fous rires tous les jours,
j'ai reconnu ça un peu sur La Flamme,
mais j'avais que 2 jours avec Jonathan Cohen,
le programme qu'il a fait pour Canal+,
on était épuisés de rire,
quoi, c'était vraiment des fois il fallait faire des siestes pour juste reposer nos abdos et repartir,
quoi, et, ouais,
je ne sais même pas quoi citer,
il y en a eu 1000 des fous rires où on a foutu en l'air des journées
parce qu'on n'arrivait pas à passer une réplique, quoi.
Pas un mot aux autres, ça reste entre nous, pas de gaffes.
Igor, c'est avant tout un très grand pote, un mec très talentueux,
capable, je pense, et il va nous montrer de faire des choses très différentes,
donc il est dans le registre de la comédie,
je ne serais pas étonné que demain il fasse un super thriller ou un super film policier ou de braquage,
je n'en sais rien.
Donc quelqu'un de très multifacettes, multitalent et de quelqu'un de très bienveillant,
et puis on a envie de faire d'autre chose que du casting,
donc on est en train de développer des choses avec sa boîte de prod et la mienne,
pour continuer l'aventure, une aventure de comédie et de film et de série ensemble.
François Ozon m'a appelé, ça a commencé par des excuses.
Parce qu'on s'était un peu embrouillés dans une soirée en Italie,
et ensuite il m'a proposé ce film,
donc on a remis un peu les compteurs à 0,
et puis j'ai lu, en me disant, ouais, ouais,
et puis j'ai lu,
et c'était génial,
j'ai trouvé ça hyper fort, intemporel.
Alors c'est un de mes films préférés de moi-même,
donc j'ai bien fait de ne surtout pas être rancunier et de dire oui,
et du coup j'ai...
on s'est vus,
et puis très vite on m'a essayé des moustaches,
et puis on était partis,
et puis la veille du tournage il m'a dit : "En fait le film sera en noir et blanc",
il avait décidé ça comme ça dans la nuit,
donc c'était génial,
c'était génial, c'est vraiment un film que j'adore.
Déjà moi j'ai bien aimé apprendre l'allemand,
je vais apprendre des séquences en allemand,
j'ai bien aimé ça,
j'arrivais à trouver une cohérence dans des mots très longs qui n'en finissaient pas,
mais j'arrivais quand même à me repérer à peu près,
donc j'ai bien aimé jouer en allemand,
ensuite Paula parle aussi français très bien,
donc ce n'était pas un problème,
et il y a des langues plus ou moins agréables, je pense, à jouer,
mais je trouve que l'anglais c'est très permissif, c'est très agréable,
ça draine une culture américaine et anglo-saxonne,
qui est une culture du jeu presque outrancier parfois,
donc c'est très ludique, très permissif.
L'allemand, c'est plus proche du français en fait,
et j'ai trouvé dans les rythmiques et dans la logique de la langue,
mais j'ai bien aimé ça.
Et puis Paula, c'est l'actrice la plus talentueuse que j'ai jamais vue de ma vie,
donc c'était agréable de lui donner la réplique, peu importe la langue,
c'était dingue.
Dans ce film-là, il y a un thème qui revient parfois dans ta carrière,
c'est celui du mensonge et de la dualité, c'est un thème qui te touche naturellement ?
Oui, je ne pense pas du tout être menteur dans la vie,
mais je trouve que les faux-semblants,
dire autre chose que ce qu'on fait,
faire autre chose que ce qu'on dit,
au cinéma, à l'écran, c'est quelque chose d'assez passionnant.
Il y a beaucoup de films comme ça,
moi je suis un fan du Talentueux Monsieur Ripley,
et puis vouloir être autre chose que ce qu'on est, bon, c'est un peu mon métier aussi,
mais donc se raconter autre chose, faire croire autre chose, tout ça c'est très en lien avec le métier d'acteur aussi,
je crois, mais...
Je trouve que quand c'est bien mis en scène,
comme dans le travail de Yann Gozlan notamment,
avec qui j'ai fait 2 films,
je trouve ça toujours assez intéressant.
C'est une prépa qui m'a évidemment marqué.
Passé beaucoup de temps à l'hôpital Saint-Louis,
dans le service des grands brûlés,
je passais beaucoup de temps en caserne,
je leur passe bonjour à la caserne OAL,
j'étais avec eux hier soir encore, à boire des coups après leur service,
je passais beaucoup de temps avec eux à m'entraîner physiquement,
et puis à aller en intervention avec eux,
pour comprendre la réalité de ce métier, quoi.
Donc, voilà, moi je mettais le gyro,
et puis on arrivait sur des accidents, des tentatives de suicide, des...
Des AVC, des trucs comme ça.
On m'a notamment fait travailler avec un homme dont le film s'inspire en grande partie,
qui est quelqu'un qui a traversé cette épreuve,
qui est, je pense, une des épreuves les plus dures à traverser,
parce que les Grands Brûlés,
c'est quand même quelque chose de particulier,
c'est une souffrance vraiment très, très profonde, extrême,
donc c'était un sujet que je prenais vraiment à cœur
et j'avais envie de rendre hommage
au personnel soignant aussi, qui accompagne ces gens,
autant qu'aux gens qui traversent ce genre d'épreuves.
Jonathan est un très bon pote depuis longtemps,
on a joué au théâtre ensemble il y a plus de 10 ans,
il y a 12 ans peut-être,
et on ne s'est jamais vraiment lâchés,
et on s'adore,
et du coup il m'a proposé de faire le Docteur Juif,
et j'ai trouvé ça totalement absurde et très drôle,
et donc on s'est lancés là-dedans,
et je pense que 80% de ce qui est à l'image, c'est que des impros absurdes qui sont sorties le jour J.
Il y a une saison 2 qui a été annoncée là,
est-ce qu'on verra toujours le Docteur Bruno Juif
ou tu vas jouer un autre rôle ?
Non, moi je suis le docteur Bruno Juif,
j'ai fait une prépa pour ça,
je ne le lâcherai pas, ça et Feuillman,
c'est vraiment mes 2 personnages, j'ai fait le Conservatoire et la Comédie-Française
et je joue le docteur Juif et une feuille, voilà le résultat des courses.
Alors, Feuillman, je ne sais pas où ça en est,
je ne sais pas où ça en est, mais franchement ce qui est hallucinant,
c'est que moi je me suis dit : "Ça va retomber".
On a eu des propositions de plateformes et de chaînes et tout,
ça ne s'est pas concrétisé pour le moment,
mais c'est vrai que je me disais un peu : "Ça va retomber",
et en fait ça n'est jamais vraiment retombé,
hier encore...
j'avais 20 ans, non pas du tout,
hier encore j'étais à une avant-première et les gens avaient 5 questions sur Feuillman,
alors qu'ils venaient de voir Boîte Noire,
et je me disais : "Mais putain, ce n'est pas possible !"
et je suis arrivé, là je tournais à Nice,
je suis arrivé à l'hôtel à Nice,
et sur la table de chevet dans un hôtel, genre 4 ou 5 étoiles, sur la table de chevet,
il y avait un...
Un dessin de Feuillman hyper bien fait, avec marqué : "Bienvenue à l'hôtel Monsieur Feuillman",
etc. Le truc me poursuit, donc peut-être qu'il va falloir en faire quelque chose, peut-être.
On était au milieu d'une réserve naturelle,
donc on allait au boulot, on voyait un lion manger un zèbre,
au moment c'était absurde de beauté,
et le côté sauvage était dingue, le cadre était dingue.
Avoir des crocodiles qui vivent littéralement à 2 mètres de la porte de ma chambre,
derrière une espèce de semi-petit barbelé en plastique,
ça c'était assez marquant, j'ai mal dormi.
Il venait là, il venait, il bouffait des trucs, des gazelles, je ne sais pas quoi,
et puis il venait là, se mettait là, se reposait là,
il y avait littéralement 10 crocos devant ma chambre.
Personne ne connaît trop le BEA et en fait,
c'est des techniciens réputés dans le monde entier,
qui sont à la fois enquêteurs et acousticiens,
et en fait, ce qui est assez choquant,
c'est qu'on a tous des fantasmes autour des boîtes noires, mais en fait,
on ne sait pas ce que c'est,
déjà c'est orange,
on découvre dans le film comment on ouvre une boîte noire,
comment on essaie d'en sortir
cette petite carte mémoire avec les dernières paroles des pilotes
pour essayer de comprendre qu'est-ce qui s'est passé avant un crash,
et ce que j'ai découvert, c'est surtout que c'était un métier très solitaire,
un peu geek.
Et en même temps, qui peut paraître un peu comme ça,
les mecs ont des badges, ils boivent des cafés,
ils rentrent dans leur truc, ils mettent un casque,
ils écoutent des trucs, ils tapotent sur l'ordi,
et en fait sur leurs épaules,
il y a quand même des milliards d'euros en jeu,
des enjeux internationaux énormes entre les compagnies aériennes,
les assurances, les constructeurs d'avions
et les familles endeuillées qui attendent des explications sur la mort de leurs proches,
de leurs filles, de leurs pères, de leurs mères.
Donc sur leurs épaules, dans ces écoutes-là,
il se joue un truc énorme,
et c'est ce que raconte le film,
c'est la pression qui va venir écraser peu à peu ce jeune enquêteur.
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